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BIENVENUE SUR LE BLOG DE LA CULTURE GENERALE DE A à Z

1-CULTURE GENERALE
2-INDEX
3-THEMES

4-QUIZZ

1-SOMMAIRE

A
ABSOLUTISME
ABSURDE
AFFECTIVITE
AIRE CULTURELLE
ANARCHISME
ANTIGONE
ANTIQUITE
ANTIQUITE(BASSE)
ANTIQUITE(HAUTE)
ANTISEMITISME
ARISTOTE ET L ARISTOTELISME
ART ABSTRAIT
ART MODERNE
ART NOUVEAU
ATHENES


B
BANDE-DESSINEE
BAROQUE (art)
BAROQUE (musique)
BIBLE
BIOTHIQUE
BIOLOGIE
BOURGEOISE
BYZANTIN


C
CHANSON
CHRETIENNE (PENSEE)
CHRISTIANISME (début du)
CINEMA
CLASSQIUE (littérature)
CLASSIQUE (musique)
COLONISATION
COMEDIE
COMMUNISME SOVIETIQUE
CONTE
CONTEMPORAINE (époque)
CONTRAT SOCIAL
CONTRE REFORME
CONTRE-REVOLUTION
CORAN
COURTOISIE
CRISE
CRITIQUE LITTERAIRE
CRITIQUE PHILOSOPHIQUE
CROISADES
CUBISME

D
DECONSTRUCTION
DECOUVERTES (GRANDES)
DEMOCRATIE
DESCARTES ET LE CARTESIANISME
DIALECTE
DON JUAN
DRAME
DROIT
DROITE ET GAUCHE POLITIQUE
DROITS DE L'HOMME


E
ECOLE
ECOLOGIE
ECRITURE DE SOI
EGLISE CATHOLIQUE
EMPIRE
EMPIRISME
ENCUCLOPEDIE
EPICURISME
EPISTEMOLOGIE
EPOPEE
ESCLAVAGE
ESPACE PUBLIC
ESTHETIQUE
ETAT
ETHIQUE
ETHNOLOGIE
EUROPE (IDEE D')
EXISTENTIALISME
EXPRESSIONNISME (ART)
EXPRESSIONISME (MUSIQUE)


F
FAMILLE
FANTATISQUE
FASCISME
FAUST
FEODALITE
FRANCFORT (ECOLE DE)
FRANC-MACONNERIE
FRANKENSTEIN
FUTURISME


G
GENETIQUE
GOTHIQUE (ART)
GRECE ANTIQUE
GUERRE FROIDE
GUERRES MONDIALES


H
HEBREUX
HEGEL
HEIDEGGER
HELLENISTIQUE
HERMENEUTIQUE
HISTOIRE ET HISTORIENS
HISTOIRE (PHILOSOPHIES DE L')
HUMANISME ET ANTI-HUMANISME


I
IDEOLOGIE
IMAGE
IMPRESSIONNISME
INDIVIDU ET INDIVIDUALISME
INSTITUTIONS INTERNATIONALES
INTELLECTUELS
INVASIONS (GRANDES)
IRONIE
ISLAM


J
JAZZ
JUDAISME


K
KANT


L
LIBERALISME ET NEOLIBERALISME
LIBERTAINS
LUMIERES


M
MACHIAVEL
MAI 68
MATERIALISME
MATHEMATIQUES
MEDIAS
MATAPHYSIQUE
MILLENARISME
MOI (FIGURES DU)
MONOTHEISME
MORALE
MORALISTES
MOYEN AGE
MUSIQUE MODERNE, ET CONTEMPORAINE
MYTHE


N
NAPOLEON
NATIONALISME
NATIONAL-SOCIALISME (NAZISME)
NEOCLASSICISME
NIETZSCHE
NUCLEAIRE


O
OEDIPE
OPERA


P
PERSONNALISME
PERSONNE
PHENOMENOLOGIE
PHYSIQUE
PLATON ET LE PLATONISME
POESIE
POP ART
POPULISME
POSITIVISME
POSTMODERNE
PREHISTOIRE
PROGRES
PROMETHEE
PSYCHANALYSE
PSYCHOLOGIE

Q

R
REALISME
REFORME PROTESTANTE
RELIGION (GUERRES DE)
RENAISSANCE
REPUBLIQUE
REVOLUTION
REVOLUTION AMERICAINE
REVOLUTION FRANCAISE
REVOLUTION INDUSTRIELLE
REVOLUTION RUSSE
REVOLUTIONS ANGLAISES
REVOLUTION SCIENTIFIQUE
RHETORIQUE
ROLAND
ROMAIN (EMPIRE)
ROMAN
ROMAN (ART)
ROMANTIQUE (MUSIQUE)
ROMANTISME
ROME ANTIQUE
ROUSSEAU


S
SALONS
SCEPTICISME
SCIENCES DE L'HOMME (CONSTITUTION DES)
SCIENCES EXACTES (CONSTITUTION DES)
SIONISME
SOCIALISME
SOCIETE
SOCIOLOGIE
SOPHISTES
SPARTE
SPORT
STOICISME
STRUCTURALISME
SUJET
SURREALISME
SYNDICALISME
SYSTEMES ECONOMIQUES


T
TECHNIQUE
TEMPS MODRNES
THEATRE
TIERS-MONDE
TOELRANCE
TOTALITARISME
TRAGEDIE
TRAVAIL
TRISTAN

U
UNIUON EUROPEENNE
UTOPIE


V
VALEURS
VILLE


W

X

Y

Z

2-INDEX

3-QUIZZ

# Posté le lundi 05 février 2007 04:54

Modifié le samedi 14 juillet 2007 07:24

ABSOLUTISME

ABSOLUTISME

ETYMOLOGIE: Dérivé de l'adjectif absolu, issu du latin d'Eglise absoluttus ("déli", affranchi"). En ancien français, le mot passe, au XIIe siècle, de ce sens premier à "achevé, parfait
DEFINITION: Type de gouvernement monarchique spécifique de l'Europe, du XVIe au XVIIIe siècle, et où la totalité du pouvoir est concentrée entre les mains du souverain.
Le terme absolutisme apparaît tardivement (1830) pour désigner le régime de la monarchie absolue, soit étymologiquement la forme "parfaitz" de la monarchie

L'APPARITION PROGRESSIVE DE L'ABSOLUTISME
XVIe-XVIIIe siècles

Comme beaucoup de systèmes politiques, l'absolutisme a été une pratique avant de devenir une doctrine, et son établissement peut être compris comme l'aboutissement de la progressive réduction du fractionnement féodal par un pouvoir royal de plus en plus assuré.
So émergence est à mettre d'autre part en relation avec la redéfinition de l'idée d'Etat par la pensée politique de la renaissance (cf* MACHIAVEL). Il doit également beaucoup à la Contre-Réforme catholique, qui voit dans une monarchie centralisée et puissante un barrage efficace aux progrès de la Réforme: en ce sens, l'absolutisme est beaucoup plus un fait de l'Europe catholique (Espagne, France) que de l'Europe protestante, oùil a généralement été contesté 5angleterre, Suède)
La première monarchie absolue cractérisée se met en place pendant la seconde moitie du XVIe siècle, dans l'Espagne de Philippe II (1556-1598). En France, l'évolution vers l'absolutisme sensible dès les règnes de FRancois Ier (1515-1547) et de Henri II (1547-1559), est contrariée par la crise des guerres de Religion. Elle reprend sous Henri IV, mais c'est au cardinal de Richelieu, ministre de Louis XIII de 1624 à 1715, LouisXIV donnera une forme achevée à cet Ancien Régime qui durera jusqu'en 1789. Il offrira ainsi le modèle de gouvernement que tenteront d'imiter, avec plus ou moins de bonheur, la plupart des souverains européens jusqu'à la fin du XVIIIe siècle

LES CARACTERES DE L'ABSOLUTISME

Dans sa pratique, l'absolutisme se caractérise par une concentration de tous attreibuts de la puissance entre les seules mains du souverain. Il n'y a pas de séparatio des pouvoirs. le roi s'identifie à l'Etat: il fait et applique la loi, il est justicier et chef des armées, il a le contrôle des finances publiques. Il n'a pde c omptes a rendre à personne et tout procède de sa décision et de sa volonté; cependant
-les juristes insistent sur ce point
-il ne s'agit pas de tyrannie car, d'une part, l'action du roi ne peut être motivée que par l'intérêt de lEtat (qui est donc considérée comme au-dessus de lui) et, d'autre part, en tant que chrétien,il est personnellement responsable de ses actes devant Dieu, ce qui engage son propre Salut
L'absolutisme est en effet, dans sa version originelle, inséparable d'une légitimité fondée et garantie par la religion
Le roi est de droit divin, son pouvoir procède de Dieu, ce que souligne en France la cérémonie du Sacre, à Reims, qui inaugure chaque règne. Bossuet, dans la Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte (1709), poussera très loin cette définition théologique de l'absolutisme, présentant les dynasties comme des lignées élues de Dieu et les rois comme ses ministres sur Terre

L'EVOLUTION DE L'ABSOLUTISME

C'est ce concept du droit divin qui sera contesté au XVIIe siècle. Dans un monde où la mise en cause des dognes et les progrès du scepticisme disqualifient les références religieuses, l'absolutisme doit se trouver de nouvelles légimations. Déjà au XVIIe siècle, l'Anglais Hobbes ne l'avait justifié que par la nécessité d'un Etat fort, indispensable pour assurer la protection et la sécurité des individus
C'est dans une persepective voisine que la philosophie des Lumières développe la théorie du despotisme éclairé: seul un pouvoir absolu est en mesure de mettre en oeuvre le progrès contre les forces de réaction et d'obscurantisme.
Instruit par la raison et les conseils des philosophes, le souverain fonde son pouvoir et sa légimité non sur un illusoire droit divin, mais sur le consensus qui s'établit autour de son action bienfaisante et son souci du bien public. Les gouvernements de Frédéric II de Prusse (1740-1786), de l'empereur autrichien joseph II (1780-1790) et de Catherine II de Russie (1762-1796) se veulent l'expression de cette version laïcisée de l'absolutisme
Mais même dépouillé de sa légimité religieuse, l'absolutisme est de plus en plus contesté à la fin du XVIIIe siècle. La concentration du pouvoir, l'inexistance des régles juridiques précisant ses limites, l'absence de tout contrôle qu'exerceraient les gouvernés sont assimilées à l'arbitraire. On lui oppose l'Etat de droit régi par des institutions contrtactuelles (cf* Contrat social), comme la monarchie britannique ou, plus audacieuse encore, la jeune démocratie américaine, modèles qui récusent, y compris le desptisme éclairé
La révolution française de 1789 porte en ce sens un coup fatal à l'absolutisme même si les théoriciens de la Contre Révolution et, en 1815, les vainqueurs de Napoléon réunis au congrès de Vienne tentent d'en sauver le principe
En fait, il a fait son temps: utle lors du passage de la société féodale à l'Etat moderne, l'absolutisme est dépassé quand les structures de cet Etat sont en place et que le fondement de la légitimité politique cesse d'être la volonté divine pour devenir la souveraineté populaire

ENJEUX CONTEMPORAINS
Système politiques
L'absolutisme monarchique n' arien de commen avec les dicatures totalitaires du XXe siècle, même si elles y font penser par la concentration du pouvoir entre les mains du chef.
L'Etat totalitaire n'est en rélalité qu'une falsification du principe démocratique: le didacteur prétend incarner à lui seul la volonté du peuple, collectivité organique et unanime qui le porte et l'approuve par l'adhesion massive qu'elle est censée apporter aux thèses et à l'action du parti unique

A CONSULTER
R.Booney, L'Absolutisme, PUF (1994)
P.Goubert, L'Ancien Régime Armand Colin (1969)
F.Bluche, Le Despotisme éclairé, Hachette (1985)
J.Meyer, Le Despotisme éclairé, PUF (1991)

A VOIR
R.Rossellini, la prise du pouvoir par Louis XIV

CORRELATS (se situe plus loin dans le blog)

Contrat social
Contre-Réforme
Démocratie
Etat
Lumières
Napoléon
Renaissance
Révolution Française
Révolutions anglaises
Totalitarisme
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# Posté le mardi 22 mai 2007 09:48

Modifié le jeudi 21 juin 2007 04:57

ABSURDE

ABSURDE

ETYMOLOGIE: Emprunté au latin absurdus (de ab- et surdus, "sourd" "inaudile") signifiant au sens propre "dissonant", dissonant", "discordant" "qui n'est pas dans le ton", et au sens figuré "hors de propos"
DEFINTION: En français, absurde désigne communément ce qui est déraisonnable, contraire au bon sens

Comme le remarque le philosophe allemand Husserl (1859-1938) dans ses recherches logiques (IV, §12), l'absurde ne doit pas être confondu avec le pur et simple non-sens: l'expression absurde "un carré rond" a bien un sens, selon lequel il est évident qu'aucun objet ne peut lui correspondre; en revanche, l'expression "rond un où" est strictement dépourvue de sens, parce qu'elle ne respecte pas la forme grammaticale de la signification. Ce n'est donc pas le sens absent que manifeste l'absurde, mais le sens qui se dérobe, l'espoir de sens déçu

LE RAISONNEMENT PAR L'ABSURDE

D'un point de vue purement logique, est absurde ce qui se contredit. Puisque deux propositions contradictoires sont telles que la vérité de l'une entraîne la fausseté de l'autre et réciproquement il est possible d'utiliser une méthode indirecte pour démonter la vérité d'une proposition: prendre comme hypothèse la proposition contradictoire, et en démontrer la fausseté en prouvant que des conséquences sont contradictoires avec telle ou telle proposition admise. C'est ce qu'on appelle "démonstration par l'absurde" ou, en généralisant, "raisonnement par l'absurde". Dans la mesure où elle est indirecte, cette façon de démontrer se borne, selon Leibniz (1646-1716), à "contraindre sans éclairer"

ABSURDE, MYSTERE ET FOI

Credo quia absurdum ("Je le crois parce que c'est absurde): faussement attribué à saint Augustin (354-430), problablement inspiré de Tertullien (155-225), ce mot exprime la justification paradoxale de la foi chrétienne: c'est parce que les mystères de la foi sont incompréhensibles qu'il faut les croire
Malebranche (1638-1715) voit dans l'absurdité de ces mystères la preuve qu'ils n'ont pas été inventés par les hommes. Selon Pascal (1623-1662), c'est le caractère incompréhensible de la doctrine du péché originel qui la rend susceptible d'éclairer les contradictions humaines: "Certainement rien de ne nous heurte plus rudement que cette doctrine.
Et cependant sans ce mystère, le plus inconcevable de tous, nous sommes incompréhnsibles à nous-mêmes" (pensées 131)
mais c'est chez Kierkegaard (1813-1855) que le paradoxe est présenté comme la définition même de la foi
Dans Crainte et tremblement (1843), le penseur danois médite sur le personnage biblique d'Abraham qu'il appelle "le chevalier de la foi": Abraham accepte d'offrir à Dieu le sacrifice de son fils Isaac, sacrifice complètement absurde, est alors le signe de distance infinie entre la subjectivité humaine et la transcendance inaccessible de Dieu. Cette distance infinie ne peut être vécue que dans un silence angoissé

LA PHILOSOPHIE DE L'ABSURDE

Les grands systèmes de la métaphysique du XVIIe siècle (par exemple celui de Descartes) prétendent répondre à la question suprême, au "pourquoi" concernant le fondement de l'existence
L'effondrement de ces systèmes, sous les coups de la critique de Kant (1724-1804), laisse en confrontation l'exigence de poser cette question suprême et l'impossibilité reconnue de lui apporter une réponse. Cette confrontation sans issue peut être nommée absurde. L'idée apparaît chez Schoepenhauer (1788-1860), qui la développe dans son principal ouvrage Le monde comme volonté et comme représentation (1818)
Plus près de nous, on la retrouve chez Camus (1913-1960): dans le roman L'Etranger ainsi que dans l'essai Le mythe de Sisyphe (datant tous deux de 1942), l'absurde se manifeste comme etrangeté et épaisseur d'un monde qui se dérobe à notre exigence de sens.
Pour l'existentialisme de Satre (1905-1980), l'absurde résulte plutôt du conflit entre le fait que notre existence est injustifliable, et le fait que nous devons, malgré cela en assumer la pleine responsabilité

LA LITTERATURE DE L'ABSUDE

Que la recherhce du sens à la fois nécessaire et vaine, aucune oeuvre littéraire du XXe siècle ne l'exprime mieux que Le Procès de Kafka (1883-1924) objet d'une accusation sans motif connu, le héros y poursuit obstinément sa demande d'un chef d'inculpation compréhensible, demande incongrue dans un monde régi par le seul souci de l'organisation
l'appel de Camus, dans le mythe de Sisyphe, en faveur d'un "art absurde", semble avoir surtout avoué un écho, autour des années 195., dans le domaine du théâtre, à travers les oeuvres d'Adamov, Beckett et Ionesco.
Ces trois auteurs mêlent, à une bouffonnerie grotesque héritée de Jarry (Ubu roi date de 1896), la tradition du "nonsense" de Lewis Carroll et procèdent à une subversion de la forme théâtrale, qui devient le lieu de manifestation de l'incommunicabilité.La formule "théâtre de l'absurde" n'en est pas moins superficielle, eu égard aux différences entre ces auteurs, et surtout à leur évolution. Après des premières pièces à l'absurdité déconcertante (Le Professeur Taranne, 1951), Adamov s'oriente vers un théâtre politique, proche du parti communiste; Beckett abandonne le type du "clown métaphysique" des personnages d'En attendant Godot (1953) pour aller jusqu'aux limites du dépouillement théâtral et de l'extinction du sujet dans Fin de partie (1957) et oh ! les beaux jours (1962); quant au théâtre de Ionesco, d'abord fondé sur la destruction ludique du langage (La Cantatrice chauve, 1950), il évolue dans le sens d'un renouveau du tragique (le roi se meurt, 1962)

A CONSULTER
R.Benayoun, Les dingues du nonsense, Seuil (1986)

A LIRE
A.Camus, Le Mythe de Sisyphe, GAllimard (1942)

A VOIR
O.Welles, LeProcès (1962) d'après l'oeuvre de F.Kafka

CORRELATS (se situe plus loins dans le blog)
Descartes
Existentialisme
Kant
Métaphysique
Théâtre



# Posté le jeudi 21 juin 2007 06:07

Modifié le jeudi 21 juin 2007 14:43